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Suite à cet article lire… publié le 11 août par Midi Libre, Isabel Marcoux, originaire de Catalogne sud, qui a connu les horreurs du régime franquiste, réagit violemment par un commentaire qui, évidemment et ça n’étonnera aucun des habitués de Midi Libre (en Catalogne nord on l’appelle « Midi l’Ivre ») d’apprendre que ce commentaire n’a jamais été publié.
C’est pourquoi j’ai pris la décision de le publier car je le trouve absolument remarquable !
Isabel Marcoux est une fervente adversaire des corridas, engagée dans la lutte pour l’abolition depuis plus de 20 ans, présidente de la FLAC (Fédération des Luttes Anti Corrida) jusqu’au mois de mars dernier. Elle a été la seule, en France, à soutenir dès l’origine la lutte des « fédératis », ces antis corrida Catalans qui, avec patience et acharnement, ont réussi à faire interdire les corridas en Catalogne. Les « fédératis » ont remercié Isabel Marcoux de son soutien sans faille, en l’invitant à faire un discours au Parlement Catalan le 28 juillet 2010, jour de l’interdiction officielle de la corrida en Catalogne, en tant que représentante des antis corrida de France.
Voici ce qu’à écrit Isabel Marcoux à Midi Libre
Je n'arriverai jamais à comprendre comment un journal qui avait, en son temps, démoli à fond le Franquisme, un journal qui était contre toute idée fasciste, maintenant en 2011 se range du coté de la tauromachie qui est le symbole le plus éclatant des années du Caudillo, époque que j'ai vécue de près, je sais donc de quoi je parle.
Etes-vous conscients que le fait de soutenir la tauromachie espagnole, que le fait de s'attaquer aux catalans c'est aller dans le sens du PP ? Et qui est derrière ce Parti Populaire espagnol ? TOUS les grands d'Espagne, tous les descendants des ministres, députés, sénateurs et autres politiciens franquistes ! Comment pouvez-vous tomber dans un piège aussi grossier ? Tout cela pour soutenir les amateurs de corridas ? Mais ceux-ci dans mon pays sont indissociables de ce groupe politique qui veut le pouvoir, et qui s'il arrive à l'avoir, sera l'échec total de la démocratie et un énorme et dramatique pas en arrière. En France ce n'est que le snobisme qui maintient encore les corridas, c'est une mode ridicule bourrée de clichés. Les politiciens exploitent cette affaire parce qu'elle implique certains citoyens fortunés du genre Simon Casas, Marie Sara, Robert Margé, Ricard et Cie, lesquels au moment des élections savent être utiles à certains candidats. Ne cherchez pas plus loin. Si les grandes fortunes étaient du coté des anticorrida il y a longtemps que les corridas auraient disparu du territoire français, n'ayez aucune doute. C'est le peuple qui n'en veut plus, 72% des français sont contre cette barbarie, mais de l'avis du peuple quel candidat à la présidence s'en soucie ? Midi Libre que je croyais, depuis mon arrivée en France, un journal ouvert aux citoyens est complètement obnubilé par la tauromachie. Celle qui invite les journalistes à des repas, à des fêtes chez les notables. Celle qui peut se payer deux pages entières d'annonce de leurs tueries. Qu'est qu'il y a derrière tout cela ? De l'argent et rien que cela : des comptes en banque bien remplis. Quoi d'autre ? Car selon l'essence même de votre existence vous devriez être les premiers à chanter les louanges de la magnifique décision du Parlement Catalan qui a rayé de la Catalogne ces pratiques cruelles, indignes du Gouvernement d’un pays civilisé, et au lieu de cela on vous trouve à coté du PP espagnol sans aucune critique envers les disciples de celui que jadis vous étiez les premiers à combattre celui qui s'autoproclamait avec arrogance : "Francisco Franco Bahamontes Caudillo de España por la gracia de Dios"!!! Il y a longtemps que je me mordais la langue pour vous dire en face la vérité, votre dernier article qui parle du million de signatures taurines pour soutenir les corridas en Catalogne, sans ajouter un mot sur le fait flagrant que les taurins se plaignent d'être loin très, très loin du chiffre, c'est la goutte qui fait déborder le vase. La moindre des choses chez un journal qui se respecte c'est d'être neutre. Ou peut-être que vous n'êtes pas au courant de tout ? Ceci pour un média c'est plutôt grave !
Isabel Silva de Pomés
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